Le référentiel Qualiopi évolue avec une nouvelle version qui entrera en application le 1er juillet 2025, introduisant des exigences renforcées qui impacteront directement les organismes de formation certifiés.

## L'accessibilité numérique au cœur des nouveaux critères

La principale nouveauté concerne l'intégration de critères spécifiques à l'accessibilité numérique. Les organismes devront désormais démontrer que leurs plateformes de formation en ligne respectent les standards d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Cette évolution s'inscrit dans la continuité de la loi du 11 février 2005 et répond aux enjeux croissants de l'inclusion numérique dans la formation professionnelle.

Les critères portent notamment sur l'adaptation des contenus pédagogiques, la navigation simplifiée et la compatibilité avec les technologies d'assistance. Les organismes devront produire des preuves concrètes de mise en conformité, incluant audits techniques et plans d'amélioration continue.

## Des impacts majeurs pour les organismes certifiés

Cette mise à jour génère des obligations nouvelles pour les 40 000 organismes de formation actuellement certifiés Qualiopi. Au-delà de l'accessibilité numérique, le référentiel renforce également les exigences en matière de suivi des apprenants et d'évaluation de la satisfaction.

Les organismes disposent de douze mois pour adapter leurs pratiques et leurs outils. Cette période de transition permettra aux équipes de se former aux nouveaux standards et d'ajuster leurs processus internes.

## Risques et sanctions en cas de non-conformité

Le non-respect des nouveaux critères expose les organismes à des sanctions graduelles. Un premier audit de surveillance défavorable entraînera une mise en demeure avec plan d'actions correctives. En cas de persistance des écarts, la certification pourra être suspendue, privant l'organisme de l'accès au financement public de la formation professionnelle.

La préparation anticipée s'avère donc cruciale pour maintenir la certification et préserver l'activité économique des structures concernées.